Agents de Recrutement Local ou une justice à deux vitesses.

vendredi 3 décembre 2010
par  SUPMAE-FSU
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Quand les réformes sont trop rapides pour être efficaces

Dans un contexte de rigueur budgétaire sans pareil on crie à la rationalisation des moyens. Mise en commun des effectifs, matériels et locaux entre les différents Ministère intervenant dans l’action extérieur de l’Etat. Jusque là on peut tous comprendre la logique.
En parallèle, le train des réformes cherche à optimiser les conditions de vies et d’exercice des agents de droit local face à la protection sociale, entre autre. Jusque là, cette volonté nous parait également logique, positive voire salutaire compte tenu du grand nombre de pays ou les employés de l’Etat français que sont les ADL vivent sans aucune structure sociale.
Des concertations ont donc lieu en ce moment même entre syndicats et administration pour homogénéiser, améliorer ou parfaire la protection sociale des agents dans les domaines cruciaux que sont les soins médicaux, les accidents du travail, les maladies courtes ou longues, les maternités, les retraites, le chômage etc…
Le but qu’entend atteindre la FSU est d’être en mesure d’assurer à tous les agents de l’Etat la même couverture sociale et à ce titre mettre sur un pied d’égalité, agents de droit local, agents titulaires ou contractuels.

Pourtant FSU tire le signal d’alarme car même dans le cadre de cette volonté gouvernementale positive la partie semble bien mal engagée pour ne pas dire perdue.

- La budgétisation de ces mesures est pour ainsi dire impossible car la volonté gouvernementale est dans les textes mais moins dans les faits.
- La période est à la suppression d’emplois et non à l’humanisation

Le pire, et c’est là que nous voyons que si des réformes sont nécessaires, confondre vitesse et précipitation est dangereux et dommageable c’est que lors de ces réunions visant à mettre au point des règles pour que chacun puisse être protégé une partie seulement des ADL est concernée. Il s’agit des 5400 personnels exerçant dans les ambassades et consulats quant aux 3200 agents des IF et Alliances françaises, ils sont mis de côté et oublié.
Le motif de cet éviction confine à la sottise : le service du ministère qui gère les recrutés locaux diplomatique n’est pas le même que celui qui gère les agents locaux des Instituts et Alliances.
Alors avant même de parler de mettre en commun les moyens de tous les ministères français balayez devant votre porte, assumez vos responsabilités d’employeur et prenez en compte TOUS ceux qui travaillent pour vous.