Compte-rendu de la rencontre avec l’Ambassadeur

vendredi 25 février 2011
par  SUPMAE-FSU
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« Je ne suis pas là pour négocier, vous n’aurez pas d’écrit, je ne m’engagerai pas et je ne peux m’avancer sur des chiffres que je ne suis pas sûr d’obtenir ».

M. Bruno Joubert, ambassadeur de France au Maroc

Camarades et chers collègues,

Veuillez trouver ci-dessous un compte rendu de la réunion entre l’administration et le personnel.

Étaient présents pour l’administration : L’ambassadeur de France, le Conseiller Culturel, Mme Lebrun (SAFU) ainsi que la stagiaire ENA.
Pour le personnel : Laurent SERRA, Mlle Dispot coordinatrice FSU au Maroc, Mme Benhammou et Fouad Bououden représentants des personnels FSU/UMT à la CCL.

« Je ne suis pas là pour négocier, vous n’aurez pas d’écrit, je ne m’engagerai pas et je ne peux m’avancer sur des chiffres que je ne suis pas sûr d’obtenir » tels furent les mots d’introduction de l’ambassadeur de France au Maroc, M. Bruno Joubert.

A suivi un long discours, éculé, sur le thème de la France a dépassé le colonialisme, que ce n’est pas un Etat raciste qui s’enrichit sur le dos des marocains.

Dans le souci d’enrayer les seules préoccupations visibles de l’ambassadeur, nous avons réorienté le débat sur les revendications générales :

A propos de la grille consulaire et diplomatique, M. Joubert a confirmé qu’il était hors de question de chiffrer ces grilles car cela ne correspondait pas à sa façon de penser.
M. Commelin, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle a quant à lui répondu au sujet de la refonte de la grille des Instituts : « On verra, pas avant 2012 ».

Lorsque nous avons exigé 5% de revalorisation pour mesure d’urgence et de rattrapage, il nous a été rappelé que nous n’étions pas dans la négociation et qu’il ne fallait pas compter sur les 5%.

Nous avons insisté une fois de plus sur les engagements et promesses non tenus par l’administration depuis plusieurs années.
Réponse claire de l’ambassadeur : « Je ne suis pas responsable du passé ».

Quant à la possibilité d’un treizième mois, elle a été balayée d’un revers de la main.

Dans ces conditions, nous avons compris et cela été dit par l’ambassadeur, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent et que sans argent la refonte des grilles salariales ne servirait pas à grand-chose.

M. Joubert a bien compris puisqu’il l’a dit lui-même que nous serions certainement en grève le lundi 28 février et que la grève était un droit, avant de nous demander de ne pas trop en parler à la presse.

Nous persistons donc à dire que la conduite de la France à l’égard de ses employés n’est pas digne et que si l’administration continue de faire la sourde oreille, elle prend la responsabilité de la chute de la machine France !

L’administration ne semble prendre ni la mesure ni la justesse des revendications des consulats et des instituts, et se reconnaît elle-même impuissante puisqu’elle n’est pas en mesure de garantir les revalorisations salariales.

La synthèse de cette réunion que nous voulions productive est donc qu’aucune de nos revendications n’est retenue et que les promesses d’avant resteront des promesses pour demain.

Nous savons que la commission interministérielle devra décider de choisir entre une revalorisation pour le Maroc et une revalorisation pour l’Algérie puisque ce sont ces deux pays qui seront majoritairement à l’ordre du jour de cette commission.

En d’autres termes, seule une forte mobilisation au Maroc pourra « concurrencer » les revendications de l’ambassade de France en Algérie.

De ce fait nous vous confirmons le mot d’ordre de grève pour tous les établissements et services français au Maroc, le rendez-vous est pris à partir de 8h30 le lundi 28 février 2011.

SOYONS MOBILISES ET UNIS PLUS QUE JAMAIS