Institut Français d’Athènes

jeudi 19 janvier 2012
par  SUPMAE-FSU
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Encore des économies sur le dos des personnels

Le MAE veut faire le ménage à l’Institut Français d’Athènes. Ce n’est pas moins que 15 personnels dont les emplois sont menacés de disparition en 2012 ou peu après. Par exemple en 2013, il ne resterait plus aucun permanent (CDI) pour le secteur enseignement français à l’IFA. Il n’y aurait plus que des vacataires. C’est cela le progrès social au MAE !
Mais les seigneurs ont quand même des largesses pour le peuple ! Ils proposent royalement des indemnités de licenciement qui peuvent paraîtrent grasses mais qui ne pèseront pas lourd fasse aux retraites grecques.

Tous les personnels admissibles à la retraite verraient leurs postes supprimés. L’IFA utilise même la loi grecque pour virer des collègues atteignant l’âge de 55 ans qui ont eu 3 enfants. Cette loi conçue dans l’intérêt des femmes mères de 3 enfants se retourne contre elles de part son utilisation forcée dans ce .contexte de crise en Grèce.
Quant aux 4 détachés recrutés locaux qui restent actuellement à l’IFA, ils sont aussi sommés de partir sans que l’on se soucie si ils ont atteint leurs nombres de trimestres pour une retraite complète.

Voilà bien où mène la logique libérale qui a présidé à la création de l’EPIC « Institut Français » voulu par Kouchner et défendue par le gouvernement et le Président. Le passage par décret de tous les établissements culturels de l’Etat sous le sigle « Institut Français » n’est certainement pas étranger à de telles mesures qui vont hélas se multiplier si la machine infernale n’est pas stoppée !

La politique linguistique et culturelle à l’étranger appartient au domaine régalien de l’Etat, elle ne doit pas être livrée aux intérêts mercantiles. Ce n’est bon ni pour notre pays, ni pour les personnels. La FSU-MAE demande un changement de politique seul susceptible de préserver la langue et la culture française et d’éviter la casse sociale.