LA TENSION MONTE D’UN CRAN A L’INSTITUT FRANCAIS D’OUDJA

mercredi 17 janvier 2018
par  SUPMAE-FSU National
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Les professeurs de l’Institut Français d’OUJDA ont décidé de se mettre en grève et de manifester leur indignation et leur mécontentement devant l’IFO.

Après avoir adressé en vain plusieurs pétitions à l’IFM de RABAT, ils ont alerté la presse et la télévision locales pour sensibiliser l’opinion publique sur les difficultés qui prévalent de longue date ; une chaîne de télévision internationale doit également relayer l’information.

La FSU/MAE apporte son soutien plein et entier à cette démarche qui s’inscrit dans une volonté de faire respecter et valoir le droit, notre devise, et qui vise à obliger l’administration à prendre les mesures qui s’imposent.

Au delà de l’image de l’IFO qui continue à se dégrader, c’est le rayonnement culturel de la France dans la région du grand oriental marocain qui est mis à mal par des pratiques condamnables.

La FSU/MAE estime que les revendications portées par les professeurs sont justes et légitimes.

Que dénoncent les professeurs ?

Le manque de considération de la directrice à leur égard, et l’irresponsabilité de la responsable des cours de langue et du secrétaire général, leur manque de respect et de rigueur.

Ils veulent signer leurs contrats et lettres d’engagement avant le début des cours et pas après comme c’est le cas actuellement.

Ils demandent à ce que les états de vacations soient le reflet de la réalité et que leur soient payées les prestations réellement effectuées.

Ils demandent de la transparence dans la communication en amont des examens.

Ils demandent à recevoir leurs convocations en temps et en heure, et à ne plus être convoqués par téléphone la veille pour le lendemain, comme cela s’est produit la semaine dernière.

Ils n’acceptent plus d’être humiliés et maltraités pendant les examens ; ils demandent des conditions de travail décentes et humaines.

La FSU/MAE, pour sa part, exige que soit redonnée à la coordinatrice pédagogique du site la place qu’elle mérite, pour avoir oeuvré avec professionnalisme et dévouement au développement de la langue française, en collaboration avec les professeurs, depuis plusieurs années.

Sa prolongation de contrat a été refusée par la DG/IFM sans motif, alors que d’autres agents dans sa situation ont vu leurs demandes acceptées voire prorogées au delà de l’âge légal de départ en retraite.

Son seul tort a été de trop bien faire son travail, de respecter la réglementation en vigueur et de dénoncer les manquements dont elle avait connaissance, ce qu’elle était en devoir de faire.

Lors de ses voeux, le DG/IFM a indiqué que les bons résultats de l’IFM étaient le résultat de l’engagement de tous les agents.

A Rabat, la DG/IFM a fait le choix de remercier les agents consciencieux et méritants et de fermer les yeux sur les agissements de ceux qui mettent à mal la pérennité du site par leur comportement et leur manque de professionnalisme.

Pour la FSU/MAE, le compte n’y est pas !

L’administration saura-t-elle prendre les décisions qui s’imposent pour ramener la sérénité à OUJDA ?

Il est encore temps mais il y a une réelle urgence./.