Lettre à Madame Alliot-Marie

vendredi 4 février 2011
par  SUPMAE-FSU
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Suite au constat d’une situation sociale alarmante au Maroc, une lettre a été envoyée à Michèle Alliot Marie.

Paris, le 04 Janvier 2011

A Madame le Ministre

Une entrevue a été fixée vendredi 04 février à 15h00 puis décalée à 16h00.
Au regard de la situation politique internationale, plus particulièrement au Maghreb voisin et compte tenu des fébriles positions françaises actuelles il ne nous semble pas opportun d’assister à cette rencontre.

Pour autant, la FSU n’est pas fermée au Dialogue Social, bien au contraire. Nous revendiquons même l’existence d’un vrai dialogue qui puisse passer par la négociation sans se borner à une stérile transmission d’informations. Concernant l’action extérieure de l’Etat, le préalable à ce Dialogue Social devrait être l’interruption pure et simple de la RGPP.

Les avancées et promesses tant attendues sur les questions salariales n’ont pas encore vu le jour. Les disparités salariales et sociales sont criantes. Entre personnels de même statut les variations engendrent une rupture d’égalité incompréhensible. Les différences contractuelles et salariales faites entre personnels français et de nationalités étrangères sont inacceptables et défient toutes logiques. Lorsque des ajustements de salaires sont octroyés, ce qui ne concerne malheureusement pas la majorité, ils ne prennent à aucun moment en compte l’objectivité de la mondialisation ni l’explosion de la bulle immobilière mondiale qui pousse chaque année les agents à s’éloigner un peu plus de leur lieu de travail. L’obsolescence des grilles de rémunérations accroit l’injustice dans un des pays ou la masse des activités ministérielles est plus que lucrative. Nous connaissons des cas non isolés de salariés qui perçoivent des rémunérations misérables bien que bénéficiant d’une longue ancienneté au service de la France. Les perspectives de carrières et de progressions professionnelles sont inexistantes. La transparence au sein du dialogue social fait montre de graves carences à tel point que personne n’était en mesure de savoir ce que les réformes allaient réellement changer et qu’à titre d’exemple, les CCL ne sont consultées ni sur les licenciements ni sur les recrutements. Nombre de vos postes consulaires ou culturels ne respectent pas les textes en vigueur tant du point de vue international que français. Les agents de recrutement local exclus du cadre d’application de l’ARTT font l’objet d’astreintes et de permanences diplomatiques ou consulaires dans l’illégalité absolue.

Les attentes des agents de vos postes sont grandes, leur frustration énorme et leur détermination immense. Nous attendons de l’Etat des signes forts et des engagements concrets.

Madame le Ministre, l’image de l’employeur France s’assombri considérablement et les personnels concourants à l’action extérieure de l’Etat n’hésiterons pas à engager un mouvement social si leur requêtes ne reçoivent pas l’écho qu’elles méritent.

Pour la FSU
Roger Ferrari
Pour SUPMAE-FSU
Laurent Serra

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