RETOUR A LA NORMALE POUR LA CHARGEE DE COMMUNICATION A L’INSTITUT FRANÇAIS D’EL JADIDA

mercredi 7 décembre 2016
par  SUPMAE-FSU National
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Le 7 octobre dernier, la FSU/MAE était alertée par ses correspondants locaux du réseau culturel de la détresse dans laquelle se trouvait un agent de recrutement local à l’institut français d’El Jadida (MAROC).

Victime de harcèlement de la part du directeur délégué de l’antenne locale, mise à l’écart comme d’autres collègues, subissant des reproches injustifiés, affectée à d’autres tâches que celles pour lesquelles elle avait été recrutée sur la base d’une note de service mais sans signature d’avenant à son contrat, travaillant désormais du mardi au samedi et non plus du lundi au vendredi comme précédemment etc…

Recrutée en qualité de chargée de communication, cet agent s’était finalement retrouvée à jouer à la tablette avec des écoliers à défaut de voir sa situation professionnelle clarifiée.

Deux mois ont été nécessaires pour que l’administration enquête et fasse la part des choses, que l’agent harcelé soit reçu, écouté et entendu et que les preuves apportées soient prises en compte.

Le directeur délégué de l’antenne locale, qui s’était également permis de tenir des propos insultants et diffamatoires à l’encontre de représentants syndicaux, a finalement été convoqué par le directeur de l’IFM et par le pôle RH ; des dispositions ont été mises en oeuvre pour que l’agent soit rétabli dans ses droits et ses fonctions.

Aujourd’hui nous sommes heureux de partager avec l’ensemble des collègues du réseau la bonne nouvelle : l’agent a été rétabli ainsi qu’elle le demandait dans les fonctions pour lesquelles elle avait été recrutée ; elle a retrouvé un espace de travail adéquat, et surtout a recouvré sa dignité ; elle bénéficie enfin de la formation qui lui permettra de progresser dans les fonctions sur lesquelles elle a été recrutée.

Le directeur délégué a indiqué qu’il « mettait fin au bras de fer » qu’il entretenait avec l’agent.

Au-delà du retour à une situation normale pour cet agent, ce sont des collègues qui retrouvent espoir et confiance en eux.

Avec son partenaire local l’UMT, la FSU/MAE a tenu bon et nos actions conjointes, menées localement et au niveau du Département, ont permis de faire valoir le respect du droit et le droit au respect.

Notre ténacité et notre volonté à agir, notre solidarité et notre esprit combatif ont payé.

Nous restons bien entendu vigilants car au-delà du retour à la normale pour cet agent restent localement deux collègues en souffrance pour lesquels des engagements ont été pris mais les décisions s’y rapportant pas encore mises en œuvre.

Nous veillerons en particulier à ce que le directeur délégué s’attache à respecter ses engagements et à être un encadrant exemplaire, de façon à ce que l’équipe en place, en retrouvant confiance et sérénité, puisse redevenir performante dans l’intérêt de l’institut français qui doit rester un lieu de lumière et d’humanité comme l’a justement dit un collègue dont je me permets ici de citer les paroles./.